Les amitiés perdues.

fleurs_amitie

J’ai grandi avec des amis que j’ai perdu de vue. C’est un peu triste à dire, c’est un peu triste à vivre aussi, mais c’est un fait. J’ai grandi avec des amis que je n’ai jamais revus et j’ai grandi sans ami d’enfance, aussi.

Sur Twitter, on parlait un petit peu des ruptures amicales la dernière fois et moi, je crois bien que ce sont les plus dures à accepter, beaucoup plus que des ruptures amoureuses. On sait jamais trop ce qui va se passer quand on sera grands, mais quand on est amis, c’est beaucoup plus facile de s’imaginer encore amis dans 1, 10, 20 ou 30 ans, parce que l’amitié, c’est un peu plus compliqué à faner.

Et puis pourtant voilà, moi, j’ai grandi sans amis.

Oh mais oui, j’ai eu des tas d’amis partout où je suis passée, j’ai eu des meilleures amies, celles qu’on invite à dormir le samedi soir, celles avec qui on dévore des TéléPizzas devant des dessins animés de Tintin (c’était nos favoris), plus tard, celles avec qui on passe le mercredi après midi, après le collège, à se raconter les premiers amours, les premiers baisers, les premières questions, les premières fois, aussi. Celles, au lycée, avec qui on commence à parler des vraies choses (= les garçons et les meilleurs McFlurry à manger), celles avec qui on fait les premières bêtises, les premières cuites (ma première cuite a eu lieu la veille de mon bac blanc de français – papa, maman, s’il vous plait, oubliez ce que je vais écrire – on avait bu du whisky-coca-sans-trop-de-coca entre midi et deux et j’avais fini la tête dans les toilettes à environ 14h, alors qu’on avait un cours d’EPS juste après)(inutile de vous dire que j’ai été indisposée pendant ce cours, mais en revanche, j’ai réussi l’exploit assez phénoménal d’aller à mon cours de danse quelques heures après sans rien ne transparaisse)(mais j’avais quand même amené cette amie pour parler à ma maman et faire diversion pendant que j’entrais en titubant un tout petit peu récupérer mes pointes et mon justau)(c’est probablement ce jour là que j’ai dit pour la première fois que je boirais plus jamais de ma vie).

Quand j’ai quitté Madrid, j’avais onze ans et toutes les promesses du monde qu’on s’écrirait, toutes les semaines, tous les mois, qu’on s’enverrait des colis de pleins de trucs qu’on aime, avec des dessins, des blocs avec plein de lignes et des petits bonbons au chocolat, même si ça risque de fondre en cours de route. On a tenu deux colis et on a oublié. On s’est revues deux fois et on a oublié. On aurait pu s’appeler, mais on s’est oubliées.

Quand j’ai quitté le lycée, j’étais malade, j’ai passé l’année suivante à l’hôpital en recevant des lettres de ces amis, quelques fois des visites, mais pas trop, parce que c’est toujours un peu compliqué et un peu violent, des deux côtés. Mais quand j’ai quitté l’hôpital, j’ai été incapable de les rappeler. C’était compliqué de quitter des gens comme je l’ai fait, sans rien dire, en secret et plutôt très malade, c’était beaucoup trop compliqué de les retrouver après, parce que j’étais pas vraiment moi, parce que j’ai mis du temps pour être vraiment moi après et qu’au final, je ne sais pas encore à quel point je suis encore la même personne qu’avant.

Quand j’ai quitté Paris, il y a eu plein de promesses aussi, des Skype, des Whatsapp, des mails, ceux qui sont d’abord quotidiens, et puis qui finissent par disparaître sans trop savoir pourquoi, sans doute parce qu’à 5000 km et 6h de décalage, on se dit que c’est toujours un peu moins facile de raconter le dernier match sur Tinder, ou le dernier cocktail qu’on a (trop) bu et qui nous a fait faire des bêtises après, alors on se dit tous les jours que je t’écris un long mail ce soir et finalement, ce soir, on a oublié, alors on le fera demain, mais demain en fait, on va oublier, parce que même si sur les photos de classe de quand on était à l’école, on écrivait que loin des yeux loin du cœur, ce proverbe est bien menteur car malgré la distance, c’est à toi que je pense, et ben c’est un peu du bullshit, parce que non, la distance elle fait que je pense à toi moins souvent, parce que t’es plus là pour m’envoyer des messages toutes les heures en me disant d’aller regarder sur Instagram la dernière photo de machine, qui est un peu ridicule, ou pour me rappeler de prendre de la crème solaire pour le visage aussi, parce que pendant la journée, je pense au travail, à ce que je vais manger ce soir, au déodorant que je dois aller acheter depuis environ une semaine et que j’oublie systématiquement, aux recos que je dois pondre, au cours de BodyPump de la veille que j’ai un peu foiré et à la lessive que je dois absolument lancer, parce que j’ai plus de soutif de sport.

Alors le long mail, finalement, il attend d’avoir des trucs un peu plus importants à raconter, mais comment on fait, si la chose la plus palpitante du moment, c’est justement les matchs sur Tinder et les cocktails qu’on boit (trop) et les bêtises qu’on fait après. Comment on fait si, avant, toutes les choses importantes qu’on voulait partager, maintenant ça devient des petits trucs qu’on trouve insignifiants et qu’on estime que les seules choses qu’on doit raconter pour de vrai, c’est des trucs qui arrivent pas vraiment souvent (par exemple un mariage, oui, bien sûr, si je me marie, j’écrirais un long mail pour le raconter)(et je me rendrai compte à la fin, que c’était peut-être la seule fois où je parlais du marié, parce que peut-être qu’avant, ça aura juste été un match sur Tinder – même si soyons très honnêtes, je pense pas – ou juste une connerie faite dans un bar parce que j’avais trop bu).
Alors on arrête de s’écrire, on se dit qu’on se verra aux prochaines vacances et six mois plus tard, on se rend compte que les seuls mots qu’on a échangé, c’était un like et un lol, à la rigueur un sticker Power Ranger (depuis qu’on peut mettre des stickers dans les commentaires sur Facebook, je confesse en abuser un peu), le tout sur un réseau social, sans même vraiment se rendre compte de ce pourquoi on lole.

C’est pour ça qu’aujourd’hui, oui, bah oui, je sais plus trop m’attacher, je suis plus vraiment douée en amitié, je suis pas tellement fiable mais qu’à la place, je deviens excellente quand il faut s’enfuir ou s’enfermer à double tour là où personne pourra trop venir fouiller.

Voilà. Je crois que mon billet, c’est un truc un peu triste et qui part vraiment dans tous les sens, mais comme les amitiés perdues, c’est, je crois, le fil rouge de mes pensées ces derniers temps, j’avais juste un peu besoin de mettre quelques mots un peu maladroits et pas trop réfléchis sur tout ça.

Demain, on rigolera un peu plus, je vous parlerai de mon nouveau vélo – Gérard – et des pompons en satin que je veux mettre dessus alors que tout le monde me le déconseille vivement – il paraît que j’aurais l’air ridicule comme ça.

86 Comments

  1. Il est beau ce billet Camille, et il fait un peu peur aussi. Parce que je suis souvent celle qui part, à des milliers de kilomètres, comme maintenant et qui manque des bouts de leur vie. Elle continue sans moi, et la mienne aussi, sauf que j’ai l’impression des fois qu’ils grandissent plus vite que moi, et je loupe le bapteme ou je dois rentrer pour un mariage. Des fois, c’est pas facile la distance et malgré toutes les promesses qu’on peut se faire, souvent le mail il attend demain, ou après demain, ou après après demain, pour juste se dire qu’on se racontera tout sur skype plus tard ou quand on reviendra, mais on revient pas beaucoup, on a pas trop le temps pour un skype avec le décalage horaire, et la vie ici qui nous entraine. J’ai promis que je serais moins mauvaise à ça. J’ai même écrit un article pour dire à quel point mes amis étaient parfaits alors que moi pas beaucoup. Souvent ils me surprennent, d’autres me déçoivent mais c’est ça aussi la distance, ça aide à faire un « tri » si je peux parler ainsi. La vie aussi elle fait un tri, des fois on grandit plus/pas comme l’autre et ça nous éloigne. On est plus celle que l’on était, on est entrain de devenir celle qu’on veut (je ne sais même pas qui sait encore) et des fois, nous ne sommes juste plus la petite fille qui promettait d’écrire ou de venir passer les vacances.

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    1. Merci pour ton joli commentaire. Il y a de ça aussi, constater finalement que chacun fait sa vie, de son côté, et que finalement, ça marche aussi. Oui, la distance aide à faire un tri, mais il est pas si juste que ça… Il y a des tas de personnes que je voudrais encore texter chaque jour, à qui je voudrais encore envoyer plein de petits messages, mais je le fais pas : du coup, le tri, c’est un peu moins qui l’impose aussi, alors que je le voudrais pas forcément.
      Bref, c’est compliqué. Et ta dernière phrase, je l’aime beaucoup, beaucoup, beaucoup.

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  2. Très bel article, vraiment très véridique. Peut-être qu’une amitié, c’est pas fait pour durer toute une vie ? Peut-être qu’on doit en profiter qu’en c’est en face de nous et puis accepter de la laisser partir pour en rencontrer une nouvelle..

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    1. Peut-être, oui, que l’amitié n’est pas faite pour durer toute une vie… Mais je vois beaucoup quand même autour de moi des amitiés qui sont là depuis longtemps, très longtemps. Peut-être que ces amitiés aussi cassent un jour, peut-être que oui, la clé, c’est juste d’accepter qu’un jour, ça finira et en attendant, en profiter.
      Merci pour ton petit mot en tous les cas.

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  3. Ce billet, il a fait un peu des vagues, à l’intérieur. Ma meilleure amie et moi, on ne se parle plus depuis des mois. Et même s’il ne faut jamais dire jamais, cela sonne un peu comme un plus jamais. Et j’ai beau essayer de ne pas y penser, de me dire que c’est pas grave, que je dois me pardonner de n’avoir pas été à la hauteur, et bien j’y pense tous les jours, pas bien longtemps mais il y a tjs ce petit pinceme’t de ne pas pouvoir partager tout ce qu’il y a de magie, de triste ou d’intéressant au quotidien..

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    1. J’ai perdu deux meilleures amies, celles qu’on pensait ne jamais, jamais, perdre. J’essaie aussi de me dire que c’est pas si grave et que j’ai fait ce qu’il fallait que je fasse, mais j’ai toujours ce petit « et si j’avais jamais quitté Paris, est-ce que ça aurait changé quelque chose ? ». Et cette interrogation, elle restera à vie, sans doute.
      Merci en tous cas, tes mots sont toujours si agréables à lire. <3

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  4. L’authenticité de ton récit fait beaucoup de bien… Je me suis reconnue à certains moments, tu sais quand tu dis que tu ne sais plus t’attacher… c’est un peu pareil pour moi.. depuis que je ne parle plus à ma meilleure amie.. cela va faire bientôt 2 ans que l’on s’est « séparées ». C’est certes moins dure qu’avant mais toujours aussi pénible quand j’y repense… finalement  » people always leave  » (les frères scott)

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  5. Les pompons en satin, je sais pas trop, parce que s’il pleut ils feront un peu la tête.

    Par contre avoir l’air ridicule en vélo, oui oui et re-oui ; j’ai longtemps eu un pouet-pouet en 3D Babar avec sa trompette (je ne l’ai plus maintenant, j’ai changé de guidon et c’est un peu compliqué pour la place) et j’ai jamais eu autant de sourires en vélo.

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      1. Je crois que je l’avais trouvé tout simplement à Carrefour, rayon vélo. Ca expliquerait pourquoi je n’en trouve pas une seule trace sur internet.

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  6. Tellement vrai ce que tu ecris ca fait echo chez moi. J’ai reussi a garder quelques amities ces 10dernieres annees mais vriament pas beaucoup. Car que dire quand on s’appelle quand on a plus la meme vie? Se raconter des banalites? C’est pas si facile. Pourtant avec une de mes amies de San francisco on fait ca. Deux -trois par semaine on se raconte nos banalites et ca fait du bien. Merci pour cet article je me sens moins seule.

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  7. Je suis un peu une nouille en amitié et je crois que je suis incapable de me faire des nouveaux amis. J’ai eu, comme toi, des belles amitiés à l’école et au lycée. Maintenant, j’ai des copains : des personnes avec qui je ris et où le temps est un peu plus doux ensemble.
    Mais j’ai absolument personne à qui me confier et où je suis 100% moi/à l’aise. Je trouve ça un peu tristoune. C’est peut-être ça grandir. :/

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    1. C’est exactement ça : j’ai beaucoup de copains ici et oui, j’ai une personne avec qui je suis 100% à l’aise, mais j’ai toujours, toujours en tête ce truc qui dit que quand je vais quitter Montréal, et bien ce sera comme les autres fois, et qu’à la fin, on se parlera une fois tous les 5 ans.
      Peut-être que c’est ça, oui, grandir. (J’aimerais bien rester une enfant encore.)

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  8. J’ai un peu la même histoire et j’ai du mal à m’attacher également. Mais je crois que les gens qui ont gardé leurs amis d’enfance sont peu nombreux quand même, je le vois autour de moi.

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    1. Je ne sais pas s’ils sont peu nombreux ou quoi, mais j’ai toujours l’impression qu’autour de moi, les gens sont plus débrouillards en amitié. Peut-être aussi que c’est juste une impression !

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  9. Bonjour
    Je découvre ton blog via la sélection HC et je ne peux pas m’empêcher de te laisser un message. Ces mots j’aurai pu les écrire, exactement tels que tu les as écris. Comme toi, j’ai eu des ami(e)s plus jeune, au lycée, puis après. Comme toi je n’ai pas su les garder. Et comme toi j’ai eu mal et j’ai encore mal de ne pas avoir réussi à faire perdurer ses amitiés. Encore dernièrement j’ai du abandonner mon boulot au sein duquel je m’étais fais de vraies amies et au bout de 8 ans je suis tombée malade et personne n’est venu prendre plus de nouvelles que ça… j’ai d’ailleurs dernièrement mis fin un peu violemment avec qqn de la bas qui ne comprenait pas mon silence…
    Je me demande toujours si je sais faire en amitié, et j’ai toujours l’impression que c’est toujours dans le meme sens : moi qui prend des nouvelles mais pas l’inverse. En fais je trop peu ? Surement. Les relations amicales sont comme tu le dis je trouve bcp plus compliquées que les relations amoureuses. Aujourd’hui jai une reelle amie a mes côtés que je vois tous les jours (nos enfants sont dans la meme ecole) et une toute petite poignée d’autres que je vois parfois à des diners ou pour l’apéro mais pas de vraies amies au dela de celle que je vois au quotidien et j’en souffre. Je me sens seule, bien que j’ai construit une famille et que j’ai un homme a mes côtés, mais ça me manque et j’envie les autres, ces autres qui sont si bien entourés.
    Alors je ne peux que te comprendre…

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    1. J’ai souvent l’impression d’en faire trop peu aussi. Je suis une fille hyper indépendante et plutôt solitaire à la base, alors appeler sur un coup de tête pour aller prendre un thé, je le fais jamais, ou très très très très rarement, et avec excessivement peu de personnes.
      Disons que mon grand manque, c’est de ne pas avoir eu cette amie d’enfance, celle avec qui j’aurais grandi.
      Perdre des amis après-pendant une maladie, c’est très dur à gérer aussi. Et pas que du côté des amis-des-malades, je crois.
      En tous cas, merci pour ton commentaire, et des bisous.

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  10. Très joli billet qui part dans tous les sens, comme la vie, comme le temps qui passe, comme les ami(e)s qui partent ou qui changent de vie… J’aime ta mélancolie pour ces amitiés perdues comme un album photo qu’on feuillette en regrettant que ce soit déjà fini… La nostalgie !

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  11. J’avais une meilleure copine qui avait traversé le collège, le lycée et les deux premières années de médecine. Autant dire que j’y croyais un peu au pour la vie. Et puis il y a eu des remarques piquantes, les incompréhensions, des jugements alors qu’on n’aurait peut être pas dû…et finalement j’ai compris qu’on ne pouvait pas mettre sur les épaules d’une seule personne toutes les facettes de notre vie. J’ai du mal à parler des garçons quand ça va bien avec elle, mais je sais qu’elle sera là quand ça n’ira plus. Alors tant pis, c’est déjà ça… Et c’est plus doux à accepter comme ça.

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    1. « On ne peut pas mettre sur les épaules d’une personne toutes les facettes de notre vie. »
      Que j’aime ta phrase. Des bises, en tous cas, et merci pour ton petit commentaire.

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  12. C’est drôle j’avais la même envie d’écrire sur l’amitié qui se perd, et la distance, et je suis complètement d’accord avec toi sur ces trucs du quotidien qui sont pas si important, et puis finalement, j’ai même pas écrit pour le mariage.
    Voilà…

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    1. Je me souviens bien de nos petites discussions sur l’expatriation et l’amitié… C’est compliqué. Des bisous en tous cas. Et… Félicitations, aussi, pour le mariage. 🙂

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  13. Ben moi, j’ai découvert au lycée qu’avoir des ami(e)s, c’était possible, c’était doux même, enfin j’aimais bien qu’on m’aime bien. Et les années estudiantines, alors là c’était la fête. Après, je suis partie vivre à la campagne. Je dis souvent que j’adore ça, vivre à la sauvage, que la ville ne me manque pas, et c’est vrai. J’ai besoin d’un cocon, avec celui que j’aime, et puis tant pis si je n’ai pas douze mille plans pour le week-end. Mais quand même, quand même des fois, j’ai envie de revenir en arrière, de (re)vivre en colloc, de parler aux pâtes pour qu’elles cuisent plus vite en riant comme des imbéciles, de comparer le bronzage du mollet droit, de savoir que je pourrai tout, tout lui dire. Et ça fait un peu froid comme les matins où la couette est tombée de l’autre côté.
    Merci pour ce billet.
    J’ai hâte de voir ton vélo.

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    1. Un de mes petits rêves de vie, c’est de partir à la campagne aussi, et de m’exiler un peu, pour de vrai. Mais je suis d’une nature tellement solitaire, que ça me fait un peu peur, j’aurais trop peur de tomber dans l’excès et de ne voir plus du tout personne ! ^^
      Et puis ta petite phrase, ça fait un peu froid comme les matins où la couette est tombée de l’autre coté, je l’aime beaucoup, beaucoup.
      Merci pour ton joli commentaire, et mon vélo parfait arrive, tu vas l’aimer fort.

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  14. Ton billet fait forcément écho à mon expérience personnelle. Comme toi j’ai pas mal bougé dans ma vie, tu le sais. J’ai grandi à l’étranger, en changeant de pays tous les 3 ou 4 ans, puis j’ai habité Paris, un peu Rennes, Londres, de nouveau Paris.
    Bien entendu j’ai perdu des amis en route avec tous ces changements.Des gens que j’aimais bien et avec qui je n’ai plus trop de contacts car finalement le temps passe, on ne prend pas le temps en effet de se raconter nos vies au quotidien.
    Mais il y a aussi ces amitiés que je chéris et qui perdurent malgré les années. Celle connue en maternelle en Afrique et avec qui je pars à New-York dans 15 jours, Celle avec qui on s’est tout dit, disputé, écrit, perdues de vue au moment du lycée puis retrouvées étudiantes et qui m’a demandé il y a 4 ans d’être la marraine de son fils. Celle qui vient de rentrer à Paris après 10 ans d’Afrique, celles du lycée parisien où on est un peu plus eparpillées mais toujours amies. Celles de Rennes avec qui on fait des week-ends. Celles de Lyon connues par les blogs !
    Ces personnes là sont toujours mes amis, malgré la distance, les années, les vies parfois un peu différentes. Je crois que ce qui fait que « ça tient » c’est l’acceptation en revanche que l’amitié évolue.
    Car comme tu le dis si bien, à distance on s’écrit moins, on ne s’appelle pas autant, on ne se raconte pas forcément les détails du quotidien. Parfois il y a des périodes, plus ou moins longues, où on se donne juste quelques nouvelles de loin.
    Et puis bam, la vie te rapproche de nouveau, pour des tas de raison, suite à des évènements pas toujours marrants. Et tu te rends compte que ces personnes là ne partagent peut-être pas ton match Tinder, mais quand tu les retrouves c’est comme hier, et c’est BON.
    Ce que je veux dire au final c’est que pour ma part, j’ai accepté de ne pas partager tout avec mes amis qui sont loin, je n’y arrive pas. En revanche on essaye de se voir de temps en temps et quand on le fait, on passe du temps de qualité… jusqu’à la prochaine fois, ou bien jusqu’à ce que la vie nous surprenne et nous rapproche à nouveau.

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    1. Tu sais que c’est bizarre, mais je pensais beaucoup à vous, toi-Myrtille-Camille la semaine passée. Je me suis rappelée tous les moments complètement fous qu’on avait vécu, c’était si doux, cette époque !
      Peut-être aussi que je réagis un peu à chaud, j’ai pas tant de recul sur ces amitiés de Paris qui se sont estompées, peut-être que oui, quand je reviendrai dans quelques mois pour les vacances, peut-être que ce sera vraiment comme avant et que rien n’aura changé. Pas pour tout le monde, c’est certain, mais pour ceux qui comptent.
      Merci pour ton long commentaire, Camille !

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      1. De rien Camille ! Et tu sais, on ne se donne pas beaucoup de nouvelles, c’est vrai, mais on ne s’oublie pas, et si tu passais par Paris et me disait « Camille, je suis en bad, je peux dormir chez toi ? », la porte te serait toujours ouverte, et je suis sûre qu’on serait capable de se raconter des conneries comme avant !
        Et en écho à ton billet, j’ai pas mal discuté tout récemment avec un copain connu au primaire, et qui en fait vient hyper souvent à Paris. Et du coup on va se revoir, et qui sait, l’amitié renaîtra peut-être ?

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  15. Je comprends tellement. Celles avec qui on se voyait grandir, vieillir, rire, pleurer, survivre, ces amitiés s’envolent avec les évènements de la vie. Moi, j’ai fait fuir les gens quand j’ai souffert, trop souffert pour qu’ils aient le courage de rester. Et après ? Après, on ose plus montrer qu’on a mal, alors on reste bien seule. Ma seule amie d’enfance, je l’ai toujours appelée ma cousine, parce que pour nous c’était plus simple pour expliquer notre lien. Aujourd’hui on se parle peu parce qu’elle est loin, mais on s’envoie des MMS de nos chats, on se souhaite nos fêtes, on se voit dès que possible, je sais qu’elle sera toujours toujours là, comme un soeur. Même si je lui parle pas de ma vie sentimentale, même si on est différente, on est juste là, dans le paysage.
    Alors aujourd’hui, avec le temps, j’ai appris à profiter des bons moments sans trop en attendre, et tant mieux si la relation s’ancre, se renforce, se bonifie avec le temps.

    Et puis, je pense souvent à ma mère qui n’a gardé « que » 2 amies de sa jeunesse et qui aujourd’hui, en parallèle cultivent de jolies relations simples.

    Alors chacun à notre manière, on se construit, parfois on se détruit, mais je crois que l’essentiel c’est d’être concentrée sur le moment présent, sur les gens qui sont là sans craindre l’avenir ni regretter le passé.

    Bon, c’était décousu, mais tant pis ! ^^

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    1. Je crois que j’ai beaucoup fait fuir aussi, à force d’etre trop fucked up dans ma tête. Et j’ai fui, aussi, oui.
      Et quand je vois aujourd’hui que ma maman, après avoir passé des années et des années loin de ses amies d’enfance, les retrouve avec toujours autant d’amour tous les 5 ou 6 ans, ça me fait du bien aussi.

      Mais oui, tu as raison, concentrons-nous sur le maintenant.
      Merci pour ton commentaire, Pauline, il est tout doux et plein de sourires.

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  16. Cette note résonne aussi beaucoup en moi, elle me remue un peu aussi à vrai dire. Récemment, j’ai perdu mes deux meilleures amies, pour des raisons différentes, mais qui font mal. Pour l’une, je me dis que c’est la vie, qu’on a sans doute évolué différemment, et même si je suis nostalgique, je n’ai pas vraiment de regrets. Pour l’autre, c’est différent. La blessure est plus profonde. Les ruptures amicales font mal.
    J’ai l’impression aussi de n’avoir jamais vraiment su faire évoluer les amitiés sur le long terme. Et me retrouver dans un pays inconnu avec mon amoureux, sans amis à proximité, ça me fait peur parfois (souvent).
    Bref, tout ça pour dire que cette note est vraiment belle. Et vraie. <3

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    1. Merci pour ton commentaire. Rien à voir, mais je ne connaissais pas ton blog, et oh, j’aime beaucoup ta manière super délicate d’écrire.
      Merci d’avoir laissé un petit commentaire.

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  17. Ma Choup´,
    En te lisant j’ai versé ma larme car je fais partie de tes amies perdues! Perdue dans ces moments de ta vie difficile où j’ai essayé de m’accrocher pour ne pas faire parti de ces amies perdues mais la vie en a fait autrement!
    J’ai essayé de retrouver ce fameux groupe dont nous faisions parties durant nos années lycées mais ça devient de plus en plus difficile de se voir (la vie de famille pour certaine, le boulot en décalé pour d’autres et l’éloignement)
    Mais sache que même si ca fait un moment que l’on ne s’est pas écrit, appeler moins aussi je passe à mes amies et a toi en particulier car on faisait quand même une belle équipe toutes les 2! Mais je pense que je fais partie des mauvais souvenirs de cette période très compliqué! Ca ete dur de le comprendre que tu rejettes mon aide et je pense que tu es en grande partie le déclencheur de ma vocation d’infirmière et de mon sujet de mémoire!
    Je sais que c’est beaucoup de promesse que l’on tient pas mais si un jour tu as besoin je serais toujours la!
    Je t’embrasse fort ma Choupy

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    1. Oh, Mymy. Oui, tu fais un peu partie des amitiés perdues, celle qui font quand même vraiment sourire et qui font du bien quand on repense aux jolis moments passés. On a grandi différemment, aussi, c’était inévitable, on était toutes les 5 ou 6 différentes, avec des aspirations de vie différentes.
      Et inévitablement, j’associe certaines personnes aux mauvais moments que j’ai passé avant l’hôpital, mais quand je repense à vous, c’est loin d’être ces moments durs qui reviennent. Et si tu savais à quel point je repense souvent à toutes les personnes qui ont voulu m’aider et à qui j’ai tourné le dos… J’aimerai bien lire ton mémoire, est-ce que tu me l’enverrais ?
      En tous cas, tes petits mots m’ont fait vraiment plaisir. Mille, mille bisous. Et écrivons-nous, une fois par an, juste comme ça, juste pour dire bonjour. <3

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      1. Ma petite Camille,
        ça aurait été avec grand plaisir que je t’aurais envoyer mon mémoire mais malheureusement il a sombré avec mon dernier ordi!! il s’intitulé: « des mots pour des maux, et l’art pour s’exprimer ». En gros, c’était sur l’arthérapie chez les adolescentes, jeunes adultes souffrant de troubles alimentaires. Beaucoup de lien avec toi surtout quand j’ai fait mon stage dans le service ou tu as été hospitalisé. Difficile pour moi d’y mettre les pieds car j’avais ce sentiment que je n’avais pas pu t’aider et puis je me suis accrochée et j’ai adoré ce stage car en quelques sortes il me raccroché à ce que j’aurais aimer faire pour toi que je n’ai pas pu faire car je n’avais pas la maturité et la niack que j’ai maintenant.
        quand tu viens en France meme si je sais que tes parents ne sont plus en Gironde, vient sur Bordeaux, je viens d’acheter un appartement avec une chambre d’amie.
        Milles bisous Camille (et mon invitation est sérieuse, ma porte te sera toujours ouverte!)

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  18. Bonjour Camille,

    Je ne lis pas ton blog depuis longtemps et je regrette de ne l’avoir découvert que tardivement! Je me rattrape en parcourant les archives aux hasards.

    Tes mots sont si beaux, si doux.

    Ce post en particulier me touche, car je me reconnais tellement dans ces sensations, ce sentiment et ce que tu décris…. La difficulté à s’attacher après avoir tellement bougé, s’être promis milles choses et puis, la vie, la distance….

    Merci

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  19. Encore un très joli article (qui m’a m’a fait un peu pleurer – mais je suis émotive).
    (en vrai je crois qu’on se serait trop bien entendues, parce que je suis un peu nulle en amitié aussi, et que j’arrive jamais à entretenir une belle amitié, parce que dès que l’on est plus dans la même ville, c’est plus pareil ><)(en revanche, j'aime bien les épinards).

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      1. Rah, je pensais BETTERAVES mais j’ai écrit EPINARDS. Je crois que ton article m’avait bel et bien retourné ! (du coup, ma blague est tout de suite moins marrante !)

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  20. Un article avec beaucoup (trop) de parenthèses que j’ai lu après l’apéro du mardi soir ce qui fait que j’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour aller au bout des toutes les phrases 🙂
    Un article triste mais réaliste au fond. Ici aussi la vie a parfois choisi pour moi, la distance, le travail, les enfants, le temps qui file font que les « je t’appelle demain » se transforment en « désolée je n’ai vraiment pas eu le temps » et que les coups de fils quotidiens se font plus rares…
    Mais au fond, tout cela ne compte pas. Ce qui compte c’est que lorsque l’on se retrouve, le temps reprends son cours là où on l’avait laissé, que la complicité et les fous rires sont toujours là et qu’à chaque fois on a à nouveau 15 ans, des rêves plein la tête et des étoiles plein les yeux… !

    Ne t’interdit jamais de vivre pleinement, d’aimer, de rire

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    1. J’espère très fort que ce sera un peu comme ça aussi, que quand je les retrouverai, il y aura encore tout ce qu’il y a eu, avant.
      Merci pour cette dernière jolie phrase, aussi. Des bisous.

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      1. Je suis persuadée que c’est le cas. C’est faire le deuil de l’amitié fusion, qu’on peut vivre adolescente, étudiante, car on vit tout ensemble. Mais avec le boulot, les familles pour certaines, les activités de chacune, et parfois l’éloignement géographique, la distance semble éloigner. Mais en fait non, l’amitié perdure, différente, mais forte ! Haut les coeurs <3

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  21. Je n’ai vraiment perdu qu’une seule amie, pour des raisons que je n’ai jamais comprises mais que je n’ai jamais eu le courage de connaître vraiment. Les autres, et il y en a beaucoup, sont parfois loin des yeux, mais toujours dans mon coeur. Je ne suis pas celle qui écrit, qui appelle aussi souvent qu’elle l’aimerait, mais dans mon coeur, il y a assez de place encore. Et pour preuve, quand on se voit ou on finit par s’appeler des mois ou des années après, c’est comme avant, on re-connecte son amitié tout de suite. D’ailleurs ça me manque de ne plus te voir Camille, j’espère qu’on se reverra bientôt !

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    1. J’espère aussi qu’on se reverra bientôt, oui, oui, oui et oui ! Je veux toujours venir vous voir dans la maison du bonheur en Bretagne ! 🙂
      En tous cas, merci pour ton petit mot. <3

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  22. ça me rappelle un billet sur Fashion Gazette, au même moment où j’avais aussi écrit sur l’amitié (et dont on avait aussi échangé sur Twitter). Ton billet ici est plus pessimiste que le précédent 🙁 Sans aucun doute, la grande distance y a été pour quelque chose, sans doute aussi que chacun est toujours très occupé aussi : J’ai des vraies amies, peu mais quelques-unes sur lesquelles je peux me reposer, me confier, sans retenue. On ne se voit pas si souvent, en fait, je crois qu’on se voit ou ne s’appelle plus lorsque ça va moins bien ? Tu vois ? C’est juste que dernièrement, j’ai pas été très très bien et j’ai su à ce moment vers qui me tourner, à qui me confier, ce sont dans ces moments qu’on réalise vraiment quels amis sont là pour toi. Bref, tout ça pour dire que l’amitié, c’est aussi compliqué, certainement encore plus qu’une relation amoureuse… Merci pour ton billet Camille, il est très beau.

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    1. Oui, j’avais déjà écrit sur l’amitié, je voulais d’ailleurs republier certains billets de Fashion Gazette qui me tenait à coeur et que je ne voulais pas perdre, celui-ci en faisait partie.
      C’est effectivement un peu plus pessimiste, disons que le fait de partir aussi loin et aussi brusquement a sans doute beaucoup joué dans tout ça. Et c’est surtout ce côté « on ne partage plus le quotidien » qui me chagrine, parce que même si quand on va se revoir, ce sera « comme avant », je sais très bien que ce ne sera jamais « comme avant ». Enfin bref, c’est aussi un peu flou, ce qui se passe dans ma tête à ce niveau !
      Mais merci pour ton petit commentaire, aussi.

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  23. Il est très joli ton article Camille, il fout des frissons.

    A lire les commentaires, on a toutes apparemment vécues des amitiés qui se brisent, qui nous déchirent… et pourtant on a toujours découvert de nouvelles personnes.
    Ma meilleure amie est partie un an en Australie… On s’était promis de s’appeler, de faire des skype… Au bout d’un mois, j’avais l’impression que plus rien important, que c’était « difficile » d’écrire un mail pour raconter mes journées… Tout était « fade ». C’était triste et j’avais mal au coeur.
    Et elle est revenue, on a pleuré comme des cruches à l’aéroport… Puis elle est repartie 6 mois après pour une nouvelle année en Corse.
    L’histoire a été la même. Mais maintenant on le sait : en était loin, on se « perd de vue » mais on ne s’oublie pas. Loin de là… Quand elle revient, on passe des WE ensemble, et on sait que loin des yeux ça n’est certainement pas loin du coeur.
    Lorsqu’on se retrouve c’est comme si on c’était vues la veille, et ça, c’est magique.

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    1. Merci pour ton petit mot, Angéline !
      Peut-être que oui, c’est ça, il faut juste savoir comment on réagit, et on arrive à mieux accepter tout ça ! J’aime bien ton histoire, en tous cas.

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  24. Ton article est un merveilleux résumé de ce que je ressens, et il me touche d’autant plus que je viens de débarquer à Montréal, avec l’intention de faire un bout de chemin ici.
    Si la perspective de lier de nouvelles amitiés me réjouit, je suis terrifiée à l’idée de perdre celles qui représentent un pilier de ma vie. Car mes amis restés en France ont été d’un soutien sans faille pour que ce projet québécois aboutisse, ils sont présents avec moi malgré la distance, et se réjouissent des aventures que je partage au fil des mois qui passent ici. Oui … mais jusqu’à quand ? J’ai beau tout faire pour leur (me ?) prouver que je suis à leurs côtés, 6 000 km c’est beaucoup… et la vie passe si vite ! Alors secrètement je continue à espérer que mon cas sera une exception …
    Merci pour tes jolis billets !

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    1. Merci Marie pour ton petit mot.
      Et puis bienvenue à Montréal, aussi ! 🙂 Si tu as besoin d’aide pour trouver des bonnes adresses de scones, surtout, fais moi signe ! 🙂

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  25. et bien tu m’as encore touchée avec ton article …
    même si avec une pote de nouvelle zélande, j’arrive à garder contact en lui demandant des conseils en musiques, en lui parlant de mon dernier crush mais j’ai perdu des amies au fil du temps le plus souvent parce que nos vies devenaient trop différentes et je l’accepte petit à petit.
    J’apprends à relativiser, à comprendre qu’à l’heure où je ne rêve que de nouveaux voyages, elles commencent la vie à deux.
    apparemment la vie ce n’est pas friends ou how I met your mother mais ça a l’air très chouette quand même !

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    1. C’est ça, la vie, c’est pas Friends ou How I met Your Mother, je crois que je suis un peu aussi influencée par ça ! 🙂

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  26. Il est très touchant ton billet Camille et il fait écho en moi. Il y a 6 ans il me semble, j’ai rompu avec ma meilleure amie. Je l’avais rencontrée en seconde et je crois que c’est la seule amie que j’ai eue que j’ai aimée à ce point. Le soucis, c’était que c’était un peu à sens unique : toujours une bonne raison pour ne pas se voir, ou pour annuler quand on réussissait à se caler une soirée alors qu’on vivait à 2 km l’une de l’autre, des attitudes et des mots qui blessent.

    J’investisais une relation en voyant très bien que ça manquait de réciprocité, je me disais que j’étais parano, qu’elle avait son mec, ses cours, que son absence de plus en plus remarquée était normale ; jusqu’à ce qu’une amie en commun me balance toutes les horreurs qu’elle disait dans mon dos. Je ne te raconte pas la chute et l’atterrissage bien violente.

    J’ai essayé par deux fois de désamorcer la situation et ça n’a servi à rien. Quand j’ai découvert le pot aux roses, souhaitant éviter le conflit, je me suis terrée dans le silence et au bout d’un mois ou peut-être deux, elle m’a envoyé un message du genre « c’est le froid polaire entre nous nan ? » et j’ai réagi à vif en lui disant qu’elle m’avait trahie et qu’on avait tout simplement pas la même définition de l’amitié et je suis sûre qu’une vraie amie qui mérite mon affection n’aurait pas répondu : « je n’en attendais pas moins de toi, ciao ». Plus de 5 ans d’amitié balancée à la poubelle en deux textos.

    J’ai mis au moins un an à m’en remettre. J’étais tellement blessée et le fait de n’avoir jamais pu exprimer mon ressenti auprès d’elle n’a pas aidé. Et finalement, contre toute attente, cette rupture a été libératrice ! J’ai ouvert mon blog, j’ai avancé à plusieurs niveaux dans ma vie, etc. C’est comme si j’avais toujours eu peur de son jugement et qu’une fois sortie de ma vie, tout est devenu un peu plus simple et évident.

    Comme toi, j’aimerais en parler dans un article, des ruptures et déceptions amicales, mais je sais qu’elle me stalke et me lit – du coup, j’ai pas envie qu’elle lise le mal qu’elle m’a fait. Elle s’est trahie elle-même en postant un commentaire sur mon blog sous mon 1er article lié à mon végétarisme – un commentaire méchant et rabaissant sous une fausse identité sauf que cette idiote ne savait pas que les commentaires ben ça laissent les adresses IP et indiquent la localisation – elle vivait à Vancouver à l’époque, j’avais 20 pauvres lecteurs, plutôt facile de faire le rapprochement. C’était il y a 3 ans et une fois démasquée, elle a essayé de reprendre contact avec moi sur Facebook avec un « plus amies mais pas ennemies ? » alors que son commentaire ne servait à rien d’autre que me troller et qu’elle avait dit à notre amie en commun : « oh elle m’agace, j’avais passé une mauvaise journée, il fallait bien que je me défoule… »

    Bref on dirait que j’avais besoin de vider mon sac mais tout ça pour dire que désormais, je suis très très frileuse en amitié. Chat échaudé toussa. Pas question qu’on me prenne pour une abrutie une 2e fois.

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    1. Wow, ton commentaire Laetitia… J’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour lire ton commentaire sans avoir les larmes aux yeux ! Y’a pas grand chose à ajouter que bisou et hug, je crois, alors voilà, bisou et hug !

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  27. Coucou Camille,
    Ton article m’a fait me poser la question de savoir si j’avais déjà perdu des amis, et la réponse est oui, une amie en particulier, une très bonne amie avec qui je partageais beaucoup, une de ces belles amitiés d’adolescence dans lesquelles ont partage tout. J’ai « sacrifié » son amitié pour préserver ma soeur qui était fragile à ce moment-là. Je ne le regrette pas car je place la famille avant tout, mais je suis triste à chaque fois que j’y repense.
    il y a bien-sur aussi certains amis je vois moins souvent, que je perds de vue, mais je ne le vis pas comme un cassure, d’ailleurs généralement lorsque je les revois, les liens se resserrent naturellement.
    Je crois qu’aussi le fait d’avoir des enfants m’a appris à me recentrer sur les vraies amitiés, et à laisser de côté les « copinages » factices ou éphémères.

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    1. Elle est belle, ton histoire quand même, parce que quand même, les soeurs, je crois que c’est la chose la plus importante au monde. Voilà. Des bisous.

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  28. « Oui nous sommes toujours des amis, mais nous ne serons plus jamais des camarades. Parce que nous ne faisons pas le même métier, que nous ne nagerons plus jamais pendant des mois de suite à la même table, et en somme…
    parce que nous n’auront plus jamais 20 ans »

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  29. la distance fait un tri, sans aucun doute. Mais les vrais amitiés restent pour toujours, même si tu ne vois pas les personnes, des années après tu les retrouves et c’est comme si tu les avais quittées la veille. Je sais de quoi je parle. L’amitié est sacrée… et parfois, beaucoup de fois même, il faut faire des concessions et puis… il faut savoir pardonner. Moi je ne sais pas faire. Mais je crois que ce serait bien que j’apprenne un jour à le faire. Et puis les bons souvenirs eux, ne s’effacent jamais. Mais il ne faut pas vivre des souvenirs pour autant!! Tu es merveilleuse et c’est en connaissance de cause que je le dis. Tes petits ou grands défauts, on les critique mais on les aime!! et moi je t’aime et tu m’émeus toujours.

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    1. J’ai beaucoup pensé à toi en fait, en écrivant ça. Je me souviens un peu de comment tu nous racontais quand tu retrouvais tes amies au Chili. Il faut savoir pardonner, je sais pas faire non plus, et je suppose qu’il faut aussi accepter que l’autre en face ne veuille pas forcément pardonner. Pas tout de suite.

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  30. C’est pas facile ce rapport aux amitiés…
    Au lycée, j’ai du « larguer » ma meilleure amie, c’était vraiment comme une rupture d’amoureux, un truc dans le couloir où je lui ai dit arretons de faire semblant, on n’est plus amies, parce que c’était vrai (mais c’était quand même dur à dire).
    J’ai de la chance, j’ai un truc un peu magique avec certaines amies de longue date (3 je crois, que je connais depuis le primaire, la 6ème et la 5ème respectivement) : on se voit très rarement, parfois pas pendant des années, on se recroise par hasard ou parce qu’on en a envie et c’est comme si on ne s’était jamais quittées, tout est naturel, sans effort.
    D’un autre côté, j’ai une amie très proche qui vit aussi au Canada (Toronto) et qui consacre bcp de temps à garder ses amitiés en France. On tchatte très souvent et finalement c’est comme si elle était là (après, je connais très bien Toronto et sa vie sur place, et inversement en France, c’est plus facile pour raconter les petites choses du quotidien).
    C’est pas très clair tout ça, je crois qu’il n’y a pas de règle, qu’il faut faire comme on le sens, et ne pas s’interdire de revoir les gens qui ont compté. Je pense aussi qu’il y a des phases en amitié (comme en amour aussi), que certaines personnes nous accompagnent de façon très proche à un moment donné, puis qu’on change et qu’on s’éloigne naturellement, sans qu’on soit faché pour autant.

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    1. Il n’y a pas de règle, c’est sûr, chaque personne réagit différemment face à l’amitié, face à la distance et face aux engueulades aussi ! Et effectivement, je crois qu’il y a des phases, on évolue tous d’une manière différente, je suppose que c’est normal que certaines personnes soient plus présentes à un moment précis… Enfin. Merci pour ton joli commentaire en tous cas. <3

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  31. Grâce à toi je me sens moins seule à regretter ce que tout le monde semble avoir eut mais pas moi.
    Merci beaucoup

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  32. Bon, ton article quand je l’ai lu, au boulot, j’en ai eu les larmes aux yeux tant ton texte, et tes expériences ont fait écho en moi.

    J’ai, comme toi, grandi sans amis d’enfance, enviant ceux qui avaient grandi quelque part, tous ensemble. Je n’ai pas grandi sans amitiés pour autant, et déménager souvent m’a rendue plus ouverte que timide (même si je crois être réservée tout de même). Et puis quand je suis arrivée à Paris, laissant derrière moi mes amis du lycée, que j’ai pourtant aimé très fort, c’était de nouveau un départ à zéro.

    Les amis de la fac. Les amis de mon petit boulot un an après. Beaucoup de nouvelles connaissances, la fête, et des amitiés souvent superficielles. Parfois non, heureusement. Globalement, j’ai toujours caché ma tristesse de ne pas avoir d’amitiés profondes (ou de les perdre au cours des années à bouger) derrière un sentiment d’en avoir au moins profité sur le moment. Je suis entière, je me confie facilement, peut être trop vite, je fais confiance, mais au moins c’était réel, et ça, c’est l’essentiel. Si la personne en face a disparu, d’elle-même ou à cause du temps/de la distance, je me disais toujours, tant pis pour elle, mais sans amertume, juste comme un constat.

    Parfois, maintenant, je me dis que je me suis trop donnée, pour rien. Mais je crois qu’au fond je n’y crois pas et je continue à me dire qu’au moins j’ai vécu des choses formidables et fortes et sincères avec certaines personnes à un moment donné et que rien, ni même la disparition de cette amitié, ne pourra changer ça. Et puis finalement je n’ai jamais perdu d’amis dans la douleur.

    Enfin, jusqu’à l’été dernier ou des vacances avec celle que je considérais comme ma meilleur amie (+ deux autres copines) m’ont fait du mal. Elle a été blessante, à répétition, et je ne me suis pas sentie respectée. Mais comme je n’ai pas un caractère très fort comme elle, que je ne voulais pas « gâcher » les vacances, empirer les choses ou m’énerver, je n’ai rien dit. Ça m’a un peu gâché mes vacances à moi, j’étais triste, et je crois qu’en plus, de son côté c’est moi et mon attitude qui ne lui ont pas plu. (Visiblement…)

    Je suis rentrée, déprimée, et je ne lui ai plus donné de nouvelles. Je n’en ai pas eu non plus. Je me suis énervée très fort dans mon coin, contre elle, contre moi et ma « faiblesse », mon incapacité de me défendre. Et j’étais triste, longtemps, d’avoir été « maltraitée » par une de celles dont j’étais la plus proche.

    J’ai repris contact récemment, parce qu’après la colère il y a eu la tristesse de me dire qu’on était peut être en train de se perdre. On a dit qu’on irait boire un verre. On a toujours pas fixé de date, et pour l’instant, c’est encore le silence. Je lui ai pris un pins à Disney, certaine que ça lui plairait, j’ai encore des réflexes d’amie d’avant. Mais je ne sais pas si on pourra redevenir amies comme avant. Et ça, c’est vrai que ça me rend triste.

    J’ai peur de lui dire à quel point elle m’a blessée, qu’elle ne comprenne pas, qu’elle me dise que pour elle c’est moi qui n’ai pas été « cool » cet été là. Je fuis les conflits, tout simplement.

    Et encore récemment une autre amie, mais de moins longue date, m’a blessée sans même s’en rendre compte je crois. Et de la même façon, je ne lui ai pas dit à quel point son comportement m’avait blessée. Je suis très forte pour intérioriser ma colère, ma tristesse. Je fuis plutôt.

    Ces derniers mois j’ai donc eu envie de moins faire confiance. Mais ce n’est pas ma nature je crois.. Bref. Je pars dans tous les sens moi aussi.

    Au fond, j’ai des vraies amies, une est à Londres, l’autre retourne bientôt en Australie, une autre est en Suède, et il y en a aussi un peu à Paris. Et ce n’est pas parce qu’on se voit rarement, qu’on s’envoie un mail tous les deux mois pour raconter comment on n’a toujours pas trouvé le prince charmant sur Tinder, qu’on est pas amies.

    Et de toute façon, mes meilleurs amis ce sont mes parents, ma soeur et mes animaux. Voilà. (Je conclus ce commentaire déjà trop long. HUG, bisous bisous)

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    1. Oh la la, Yasmine, ton commentaire m’a mis les larmes aux yeux aussi. Parce que moi aussi, je crois que je garde les réflexes d’amie « d’avant » même si c’est plus la réalité. C’est très étrange, parfois je me fais l’effet de quelqu’un qui court après un bus, alors que je sais très bien que j’arriverai pas à le rattraper et que je ferais mieux de monter dans le suivant – qui sait, peut-être qu’il y aura quelqu’un à rencontrer – et de laisser partir un peu plus loin celui qui est devant. Et comme je suis un peu comme toi, j’intériorise beaucoup, quand ça fait mal, ça rend les choses compliquées.
      Des bisous, Yasmine.

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  33. L’amiié, je pourrais en parler des heures…
    Déjà, on me l’a souvent dit et je sais que c’est vrai, j’ai lu trop de livres et regardé trop de films et séries, ça a crée des attentes et envies chez moi, dans la vie, dans l’amour et l’amitié. J’ai toujours secrètement rêvé d’avoir MA meilleure amie pour la vie, celle avec qui je pourrais rire et pleurer, parler et rester en silence, partir en vacances, faire du shopping, prendre des grandes décisions ensemble, que son copain serait ami avec mon copain, qu’on formerait une famille, que plus tard elle serait la marraine de mes enfants.
    Je rêvais d’avoir une bande comme dans les films avec qui je ferais les quatre cent coups, j’ai rêvé de trouver mon âme soeur amicale et j’ai été déçue… J’ai eu des amitiés fortes et très belles et c’était jamais ça ou pas longtemps, ou alors qu’à sens unique…
    J’ai eu « ma meilleure amie de l’univers et pour la vie » de 5 à 11 ans. Une amitié fusionnelle et très belle! Mais personne n’aimait cette fille en primmaire donc on voulait pas être avec moi non plus… J’ai direct été mise de côté, et ça a continué en secondaire, jusqu’à ce que je change d’école.
    Cette amie s’est éloignée de moi en changeant d’école. De toutes façons, elle était très possessive… On s’est revues à 18 ans heureuses, on a essayé de maintenir le lien mais on est trop différentes. Ca m’a fait mal, j’ai senti ça comme une trahison envers la promesse qu’on s’était faites de rester toujours amies, je m’en voulais.
    J’ai eu ça avec plusieurs amies, ce sentiment. Je suis fidèle et passionnée en amour comme en amitié, je donne tout, et je me fais à chaque fois une promesse dans ma tête de maintenir cette relation pour toujours, et quand j’y arrive pas, même si c’est pas ma faute, je m’en veux et suis triste.
    Je suis quelqu’un de très nostalgique, je vis plus dans le passé que dans le présent ou le futur. Je me dis que tout était mieux avant, j’y repense le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux, alors que sur le moment même je pouvais ne pas être satisfaite.
    J’ai eu des amitiés qui se sont terminées sainement, éloignées par la distance, le temps, le changement. D’autres brutales et douleureuses qui laissent des sequelles… Je me confie trop, on sait ou me faire mal. Je suis sensible.
    Moi, j’ai toujours peur de blesser, qu’on m’aime plus, qu’on m’abandonne. Je suis quelqu’un de très honnête mais souvent je me tais parce que j’arrive pas à dire les choses, j’ai trop peur de faire mal, et je me fais donc du mal à moi-même. Ce silence crée des malentendus, des frustrations, des incompréhensions, et des séparations. J’essaye d’en tirer des leçons.
    Bizarrement, j’ai été affreusement déçue, mais je ne perd pas espoir, je n’arrive pas à me fermer, à changer, je dois laisser leur chance aux gens. C’est positif comme négatif…

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    1. Wow ton commentaire, Clara… Je m’y suis retrouvée aussi, tellement, tellement. Quand tu dis que tu es nostalgique, si tu savais ;a quel point moi aussi. Je sais qu’il faut vivre dans le présent, que ça sert à rien de ressasser les trucs du passé, mais je passe beaucoup de temps, moi, à y penser et à sourire, et parfois à pleurer. J,ai toujours peur qu’on m’abandonne aussi, c’est vraiment étrange comme sentiment et j’en arrive parfois à me murer dans un silence un peu pénible pour les autres je crois, parce que je me blinde en me disant que si je ne suis avec personne, au moins, personne m’abandonnera.

      En tous cas, merci pour ton joli commentaire et puis des bisous, aussi.

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  34. Merci pour cette article, tu as su mettre des mots sur ce qui est au final l’histoire de ma vie… Je n’ai aucune fidélité en amitié alors qu’en amour je serai me battre contre la terre entière, j’ai aussi l’impression d’avoir trop donné, de mettre trop épuisé sur mes anciennes histoires d’amitié, alors maintenant je préfère m’éclipser tout doucement plutôt que de souffrir à un moment même si cette souffrance n’est pas obligatoire à chaque fois…
    Mais bon maintenant, à presque 25 ans je me rends compte que je ressent quand même un manque de tout ça, que ce soit au quotidien pour parler du beau temps, et de la dernière connerie à la tv, mais aussi dans les moments plus dur plus compliqué où la une épaule (autre que celle de l’amoureux) serai plus que bénéfique… Mais après c’est toujours pareil comment changer cela? Comment changer la vision qu’on a par rapport à l’amitié? Comment retrouver de vrai amis?(y’a pas de site de rencontre pour l’amitié un!).

    Bref merci beaucoup pour cette article, vraiment!

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  35. tellement juste, Merci!
    (Je file envoyer un p’tit mot à tous mes chers amis, ceux qu’on compte sur les doigts d’une seule main:))

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  36. Je pense que l’amitié c’est comme l’amour ça s’entretient parce que sinon ça finit par mourir . 🙂 C’est une relation à deux où chacun a sa part à faire. Les amitiés qui durent ça existe , j’ai 22 ans et depuis le CP j’ai toujours une amie très proche. Y a des hauts, des bas mais on est là l’une pour l’autre. Et j’ai une 2ème amie c’est pareil, plus de 10 ans d’amitié . L’amitié c’est précieux ne passe pas à côté et lance toi

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  37. Bonjour,
    Pour ma part je suis un garçon de 26 ans moi aussi j’ai eu des déceptions dans ma vie, je suis assez réservé et je n’ai pas eu trop d’amis dans mon enfance.
    Aujourd’hui je suis dans une région seul, j’ai toute ma famille dans le sud de la France et je me retrouve en Haute-Savoie où j’ai un ami jusqu’aujourd’hui depuis 2 ans où c’était assez fusionnel on se parlais tous les jours, sur le réseau social Facebook, on se voyait tous les 15 jours en moyenne puisque nous habitons à 75 kilomètres l’un de l’autre, on se confiait, j’avais l’impression en fin de trouver l’âme sœur amicale.
    Sauf qu’il y a quelques temps depuis 2 semaines mon ami s’est inscrit dans un concours de beauté et aujourd’hui il est passé en demi-finale, il a fait de nouvelles connaissances fille comme garçon puisque il y a les deux sélections, et je sens que mon ami s’éloigne de moi, samedi dernier soir on a fait une soirée avec mon ami il y avait tous les gens du concours j’ai rencontré ses nouvelles connaissances, assez sympa, mais la semaine passée les discussions sur Facebook se sont espacés il n’avait plus trop le temps de me parler quand je lui parle il m’a répondu 4 fois je t’appelle demain pour me faire comprendre qu’il n’avait pas trop le temps et le lendemain il ne m’a pas appelé, le surlendemain j’ai dû lui dire tu m’as oublié?
    Il m’a avoué que oui il m’avait zappé, et qu’on s’appelle le soir vendredi dernier juste avant la soirée de samedi.
    Sauf que la soirée de samedi mon ami ne m’a pas tellement calculé comme avant ce que je peux comprendre puisque il a fait de nouvelles connaissances il n’y a pas que moi, mais il a fait aussi connaissance d’un ami nouveau depuis une semaine dans ce concours on lui avait dit je cite « ne te prends pas la tête comme je t’ai dit toute la semaine sur Facebook»
    À ce moment là j’ai compris beaucoup de choses parce que pour moi il n’avait plus le temps de me parler.
    J’ai donc décidé de l’appeler lundi soir pour mettre les choses au clair je lui ai demandé si il y avait quelque chose il maintient que non je me fais des films mais en même temps je reconnais bien son changement d’attitude ça n’est plus pareil, j’avoue peut-être le saouler maintenant avec toutes ces questions. Au téléphone il me répondait en bâillant, en regardant un film en même temps enfin je voyais que il fallait abréger. J’ai donc raccroché en lui souhaitant une bonne soirée on ne sait plus parler pendant 2 jours ce qui n’est jamais arrivé dans le passé sauf que ce soir effectivement c’est lui qui m’a parlé pour me demander comment s’est passé ma journée je lui ai donc répondu en lui disant que on fait une soirée en janvier ensemble avec une voisine il m’a dit je suis désolé le 14 j’ai déjà une soirée je suppose avec ses nouveaux amis le 21 j’ai mon concours alors je lui ai dit mais tu ne peux plus du tout?,
    Il m’a répondu que maintenant il va commencer son nouveau travail et que il sera beaucoup moins disponible entre ça et les trucs à côté, je ne comprends pas les trucs à côté ce que ça veut dire si ce n’est les soirées peut-être…
    Je fais mon curieux pour voir si effectivement là où il va travailler les horaires changent comparer à là où il est où actuellement et malheureusement non ce sont les mêmes horaires le samedi ça ferme à 18h.

    Alors j’ai vraiment décidé cette fois-ci de lui écrire ce qui n’a pas encore vu il me répondra à demain, si tu ne souhaite plus de cette relation dis-moi le j’ai été très long dans le message peut-être même lourd mais au point où j’en suis je m’en fous, je lui ai dit que moi je l’apprécie énormément que j’aurais tout fait s’il avait besoin et que je voulais savoir.
    En effet il y a un risque que ça soit moi qui dit ça ce qui me rendrait lourd, mais il y a quand même des signes annonciateurs il est en train de prendre des distances.

    Ça me fait beaucoup de mal parce que j’ai vraiment pris à cœur cette relation ça me fait vraiment du mal de voir que maintenant il parle à son nouveau pote et que moi en réalité je ne sais plus trop à quoi je sers comparé à ce que c’était avant.

    Mais ça m’ouvre les yeux sur le fait il faut quand même pas perdre pied faire de nouvelles rencontres c’est très important

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  38. C’est beau et c’est triste ton billet. Et pour avoir beaucoup bougé, et créé des amitiés de par le monde je comprends la sensation.

    Mais. Peut-être que oui, il y a des amitiés qui s’éteignent. Peut-être que sans distance elles se seraient éteintes aussi, parce que les gens changent, s’éloignent. Et il y a aussi de ses amitiés solides malgré tout. Celles qui font que même si on se parle pas pendant 2 ans, on se retrouve et c’est pareil. Parce qu’on est sur la même longueur d’ondes. Et puis il y a les amitiés courtes dans le temps qui apportent bien plus qu’une relation suivie mais finalement pas si interessante.

    Il faut prendre ce que nous donne la vie comme un cadeau. Saisir les jolis moments et les arcs-en-ciel. Et puis arroser certaines amitiés comme des cactus. Elles n’ont pas besoin de beaucoup d’eau mais quand même un peu de temps en temps. Et savoir faire l’effort du mail, même court, même quand c’est trop tard, parce qu’en fait souvent la personne en face est pareille. Et que ça fait plaisir d’entendre une voix qu’on avait oubliée. Et que finalement ce n’est pas toujours difficile de rallumer un feu sur de la braise 🙂

    (Pfiou désolée beaucoup trop d’images dans ce com ;))

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    1. Tu as tout à fait raison Léa, certaines amitiés n’ont pas besoin de beaucoup, mais il faut trouver la juste mesure. En relisant mon billet hier soir, je me suis promis d’envoyer un peu plus souvent des nouvelles.
      Merci pour ton joli commentaire !

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  39. Salut Camille,

    Je viens de lire ton texte que j’ai trouvé touchant et triste.
    Mais Pourquoi ne pas se servir des déceptions amicales comme d’une leçon, d’une force pour s’améliorer et décider d’être heureuse..

    Jai été très déçue par ma meilleure amie il y a environ 2 ans, car je l’avais bcp aidé à tous les niveaux et surtout pour ses études et Quand Jai eu besoin d’aide Yavait plus personne, elle était très distante et jai coupé les ponts pour arrêter den souffrir.
    Honnêtement ça a été pire que de perdre un amoureux.

    J’ai décidé à ce moment la que cette expérience ne me rendrait pas amère mais meilleure. Alors Jai bcp réfléchis à ce qui s’était passé, pourquoi j’avais été autant déçue, ce que jinvestissais dans les relations amicales et pourquoi.. et je suis arrivée à cette conclusion: il faut essayer de ne rien attendre des autres (car les autres ce n’est pas toi et toi meme tu es différente à 20 ans, 25, 33 ect et évolue constamment) , ne pas penser qu’une relation durera toujours, être exigeant envers soi même mais très tolérant envers les autres.. la seule personne que l’on peut changer cest soi.
    Je profite du moment présent avec mes amies ( Jai mème rencontré des filles géniales depuis), je m’inspire de leurs qualités et suis indifférente à leurs défauts et je suis très heureuse Comme Cela!!

    En espérant que ça aide quelques lecteurs.

    Tendrement,

    Sherine

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