(entre parenthèses – #5)

Oh. Cela fait un mois que je n’ai rien écrit ici, que je n’ai rien écrit tout court, en vrai, et pour tout avouer, si ça m’a manqué, je n’aurais pas pu trouver le temps, ni l’énergie de faire autrement. Il y a eu une espèce de tourbillon ces dernières semaines, quitter un travail, c’est visiblement un peu plus compliqué que je ne le pensais, dans les faits et dans la tête. Alors, j’ai du mal, alors, le soir, je me fatigue à la salle de sport, à tester des nouveaux plans d’entrainement, à essayer des nouveaux exercices sur le TRX et à décider de nouveaux défis, les pull-up, les handstand à une main, les push-up-handstand et autres petites barbaries très amusantes à faire, je rentre et puis je lis, je lis, je lis et je mets de la musique sans rien faire d’autre que l’écouter (en me mettant toutefois pendant ce temps de la crème sur les cuticules). Alors je n’écris plus beaucoup, j’ai posé mes stylos et j’ai repoussé, un tout petit peu je crois, les mots.

Mais enfin, c’était un mois un peu difficile, peut-être qu’on peut simplement résumer ça comme ça, et ce n’est sans doute pas la peine de creuser un petit peu plus. Il y a des moments plus délicats, et on me souffle que c’est comme ça parfois, la vie.

Alors comme je ne sais pas bien comment vous expliquer les petits rouages de mon esprit en ce moment, parce que je ne me les explique pas vraiment à moi non plus, je voulais juste vous parler de deux, peut-être trois, ou un peu plus, je ne sais pas encore, petites choses que j’ai aimées, ce mois-ci, alors que tout était un peu plus lourd à traîner.

Ma vie de courgette

Tout le monde (tout le monde étant C., mon amie de <3 et M., ma petite protégée au travail) a ri quand j’ai dit « oh la la, j’ai regardé un dessin animé vraiment bien, ça s’appelle Ma vie de Courgette ». Et pourtant, je crois que je ne peux que vous encourager, vous demander même de tout lâcher, là, et d’aller le regarder, si tant est que vous ne l’avez pas encore vu parce que visiblement, il a eu beaucoup de succès (mais moi je suis toujours très en retard sur les films). J’accepte même que, pour une fois, vous lâchiez Netflix et vous fassiez des infidélités à Love et Please Like Me.

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Tout m’a touchée, dans ce dessin animé, qui est plus un film d’animation, en fait alors peut-être que pour commencer, je pourrais utiliser les mots justes.

Tout m’a touchée, donc, de la modélisation des bonshommes à l’histoire, en passant par les personnages, le nez rouge de Courgette, les histoires de chacun des enfants, Camille, aussi, bien sûr, et puis les mots choisis – il y a souvent le mot chouette, dans les dialogues – et puis la sensibilité, et puis l’humour. J’ai un peu pleuré la première fois, je l’ai regardé une deuxième fois le lendemain, et j’ai pleuré pour de bon, mais j’ai souri tellement fort à la fin et puis j’ai dit oh la la, que c’était beau, à la personne avec B., oh la la, c’était vraiment beau, je crois que je l’ai répété plusieurs fois.

Je n’ai pas envie de vous en raconter l’histoire, parce que je crois que c’est très difficile de vous raconter en deux phrases la simplicité et la complexité de Courgette, et de Camille, et de Simon, et des autres, mais s’il vous plait, s’il vous plait, décidez de passer une heure de votre vie aujourd’hui devant. Oh, et puis attendez jusqu’au bout du générique, parce que la reprise Le vent nous portera par Sophie Hunger est toujours aussi magnifique.

Dans un style tout à fait différent, mes deux découvertes musicales coup-de-cœur-que-j’écoute-en-boucle sont les deux catalanes, l’une étant un groupe de pop-folk, parce que Dieu sait si j’aime la folk indé, qui s’appelle Tailor for Penguins et dont la chanson Brush me rend de bonne humeur à chaque écoute (probablement la 21547845ème depuis deux semaines).

La deuxième est un groupe de pop-folk aussi, dites donc, parce que bon, ben j’aime vraiment beaucoup ça, qui s’appelle Manel et qui chante en catalan. Je ne comprends strictement rien, mis à part quelques mots qui ressemblent à l’espagnol, mais je chante en yaourt allègrement.

Il y a presque un truc régressif à ne rien comprendre aux paroles de chansons, un petit peu comme quand on avait 10 ans et pas encore commencé les cours d’anglais et qu’on comprenait pas vraiment encore ce que Britney Spears racontait dans ses chansons. Si, la plupart du temps, j’apprécie beaucoup pouvoir comprendre tout ce que chantent mes groupes d’amour – j’écoute principalement de la folk chantée en anglais, quelle surprise – finalement, je trouve ça très chouette, d’ânonner des trucs inintelligibles en espérant tomber sur un vrai mot.

Et enfin, pour terminer dans la culture, puisque vraisemblablement, c’est ce qui me fait garder la tête hors de l’eau en ce moment, j’ai lu la ballade de l’impossible, de Murakami et j’ai adoré.

Cela parle de la vie, de l’adolescence, de l’âge adulte, des responsabilités, de grandir, et à six mois de fêter mes trente ans, à reculons je vous l’avoue, même si tout le monde me dit que c’est la meilleure partie de ta vie, tu vas voir, je me suis sentie terriblement bien, en refermant ce livre. Un peu comme si, oh, vous savez quoi, et bien tout ira bien, à la fin.

Je ne suis pas certaine que ce soit une critique littéraire assez réglementaire, mais tant pis, j’ai juste envie de vous glisser ce titre à lire, quand vous voudrez.

Voilà. J’espère ne plus vraiment laisser un mois entre nous.

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13 Comments

  1. Oh comme ça me fait plaisir cette petite news dans ma boîte aux lettres 🙂 Tu nous as manqué tu sais? Enfin moi tu m’as manqué! Comme je te comprends, pour avoir moi aussi à bien des égards vécu des galères ces derniers temps je sais comme c’est parfois difficile de se motiver et de maintenir le cap. Mais la vie est ainsi fait et la roue va tourner, et c’est très bien comme ça. J’aime beaucoup tes partages et je pense que oui je vais la « perdre » cette heure à regarder Courgette:)
    Et puis aussi je voulais te dire que je te tire mon chapeau parce que quitter son travail pour faire ce qu’on aime eh bien c’est rudement courageux, et ça tout le monde n’est pas capable de le faire.
    Je te souhaite une belle journée, pleine de paillettes et de petits bonheurs là ou on ne les attend pas

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  2. Merci pour cette parenthèse simple et belle et pleine de vie, d’humour et d’amour aussi!
    Finalement, je crois que je ne me lasserai jamais de ces mots que tu alignes à chaque fois…

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  3. J’ai fini Please like me, alors je crois que je vais me laisser tenter par Ma vie de courgette, parce que le nom est absolument trop mignon. Pour aucune autre raison, si ce n’est celle que tu le conseilles aussi.

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  4. Ca fait un certain temps qu’on m’en parle, j’ai vraiment envie de le voir ! Et j’approuve totalement pour la reprise de Sophie Hunger et tout ce qui est indie folk 😀
    Et concernant Murakami, j’ai pas encore lu la Ballade de l’impossible mais j’aime tellement tout ce qu’il fait que j’ai terriblement envie de me jeter dessus 🙂

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  5. to do list du week-end: trouver un bon moment pour regarder ma vie de courgette, on m’en avait dit du bien mais ton article m’a décidé à le regarder !

    sinon j’aime beaucoup ce que fait Murakami alors je rajoute ce livre à ma kindle illico. D’ailleurs, je ne sais pas si tu as lu son livre autoportrait de l’auteur en coureur de fond mais il sait vraiment trouver les mots justes pour parler de sa passion

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    1. Non, je n’ai pas encore lu Autoportrait d’un coureur de fond, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, parce que ma maman m’en a souvent parlé – elle est fan au delà de la fanitude de Murakami et a tous ses bouquins – mais je vais essayer de le trouver chez mon bouquiniste !
      Et pour le film, tu me diras, il est vraiment super court, une heure tout au plus, ça se place facilement dans une to-do de plaisirs !

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  6. Oh oui Courgette… Le livre est encore plus beau et drôle et fin, il reste dans mon top 10 depuis que je l’ai découvert il y a une dizaine d’années je crois (de Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette). Des bises et remets toi bien 🙂

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    1. Tu sais que, irrémédiablement, je pense à toi quand je regarde des films d’animation, en repensant au film que tu avais fait pour ton diplôme, que tu nous avais montré une fois et qui m’avait laissée baba ? Tu me diras si tu le regardes !

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  7. « Ma vie de Courgette », je crois que ça plaît plus aux adultes/grands enfants qu’aux enfants. Je suis allée le voir au cinéma avec une dizaine d’enfants et deux autres mamans du quartier, les enfants ont tous trouvé bien mais sans plus, et les mamans, on a toutes pleuré et trouvé vraiment chouette!

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    1. Je crois aussi qu’il faut être un peu plus grand pour apprécier le film, ce n’est pas forcément des sujets hyper légers, mine de rien !

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