raconter ces petits riens.

Parfois, je voudrais vous raconter les délicieux mails que ma maman m’envoie. Depuis que je suis partie de chez mes parents, j’entretiens une relation épistolaire virtuelle assez intense avec ma maman. Les premières années, on s’envoyait probablement au moins un mail par jour, souvent plus, jamais moins, rempli de tout : qu’as-tu mangé à midi, que fais-tu cet après-midi, comment étaient tes cours ce matin.

Traditionnellement, on signait toujours de la même manière. Tamamanquitaimetresfort et tafillequitaimetresfort, très souvent agrémentés d’épithètes qui nous correspondaient sur le moment et qui rendaient ces signatures atrocement longues et pas vraiment lisibles. Continue reading →

Chroniques d’une première semaine

Lundi matin, je me suis réveillée à la même heure, 6h04, avec les notes du Boléro de Ravel. Maintenant, je laisse mon téléphone sur la table basse du salon (ce sont mes nouvelles habitudes de vie pour essayer de dormir un petit peu mieux), alors comme d’habitude, je me suis levée en catastrophe pour éteindre le réveil (ma méthode toute particulière consiste à poser mon téléphone tout près du bord de la table, comme ça je sais que si je le laisse sonner trop longtemps, le vibreur va le faire tomber par terre) (j’ai pas trouvé mieux pour éviter le snooze intempestif) et je me suis souvenu, hé, dis, aujourd’hui, c’est le début de tout le reste. Continue reading →

les-parentheses-trois-ans

Trois années, et un petit peu plus.

Et puis, doucement refermer la porte de trois années, trois années et un petit peu plus, même, passés au même poste, à la même place, ou presque, parce que j’ai changé de bureau une fois, pour être un peu plus loin des passages incessants et un peu plus près de la lumière du jour, trois années et un petit peu plus passées à faire quelques petites blagues jamais très drôles, mais un petit peu tout de même, trois années et un petit peu plus passées à rire des blagues de mon boss, pas vraiment plus drôles, mais enfin, drôles quand même. Continue reading →

les parentheses_paris-fondation vuitton

la surprise.

Ma maman m’a envoyé un mail ce matin, dans lequel elle me racontait – entre deux anecdotes drôles, parce que ma maman est quelqu’un de drôle à qui il arrive beaucoup de choses drôles, qu’elle raconte de manière drôle – qu’à chaque fois qu’elle pense au 25 au matin, ce 25 décembre dernier, elle pleure d’émotion encore, de me voir derrière la porte, alors que j’avais passé les six mois précédents à dire que non, je ne pourrai pas rentrer pour Noël, tu sais, c’est compliqué de rentrer pour Noël. Continue reading →