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Chroniques d’une première semaine

Lundi matin, je me suis réveillée à la même heure, 6h04, avec les notes du Boléro de Ravel. Maintenant, je laisse mon téléphone sur la table basse du salon (ce sont mes nouvelles habitudes de vie pour essayer de dormir un petit peu mieux), alors comme d’habitude, je me suis levée en catastrophe pour éteindre le réveil (ma méthode toute particulière consiste à poser mon téléphone tout près du bord de la table, comme ça je sais que si je le laisse sonner trop longtemps, le vibreur va le faire tomber par terre) (j’ai pas trouvé mieux pour éviter le snooze intempestif) et je me suis souvenu, hé, dis, aujourd’hui, c’est le début de tout le reste. Continue reading →

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Trois années, et un petit peu plus.

Et puis, doucement refermer la porte de trois années, trois années et un petit peu plus, même, passés au même poste, à la même place, ou presque, parce que j’ai changé de bureau une fois, pour être un peu plus loin des passages incessants et un peu plus près de la lumière du jour, trois années et un petit peu plus passées à faire quelques petites blagues jamais très drôles, mais un petit peu tout de même, trois années et un petit peu plus passées à rire des blagues de mon boss, pas vraiment plus drôles, mais enfin, drôles quand même. Continue reading →

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(entre parenthèses – #5)

Oh. Cela fait un mois que je n’ai rien écrit ici, que je n’ai rien écrit tout court, en vrai, et pour tout avouer, si ça m’a manqué, je n’aurais pas pu trouver le temps, ni l’énergie de faire autrement. Il y a eu une espèce de tourbillon ces dernières semaines, quitter un travail, c’est visiblement un peu plus compliqué que je ne le pensais, dans les faits et dans la tête. Alors, j’ai du mal, alors, le soir, je me fatigue à la salle de sport, à tester des nouveaux plans d’entrainement, à essayer des nouveaux exercices sur le TRX et à décider de nouveaux défis, les pull-up, les handstand à une main, les push-up-handstand et autres petites barbaries très amusantes à faire, je rentre et puis je lis, je lis, je lis et je mets de la musique sans rien faire d’autre que l’écouter (en me mettant toutefois pendant ce temps de la crème sur les cuticules). Alors je n’écris plus beaucoup, j’ai posé mes stylos et j’ai repoussé, un tout petit peu je crois, les mots. Continue reading →

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la surprise.

Ma maman m’a envoyé un mail ce matin, dans lequel elle me racontait – entre deux anecdotes drôles, parce que ma maman est quelqu’un de drôle à qui il arrive beaucoup de choses drôles, qu’elle raconte de manière drôle – qu’à chaque fois qu’elle pense au 25 au matin, ce 25 décembre dernier, elle pleure d’émotion encore, de me voir derrière la porte, alors que j’avais passé les six mois précédents à dire que non, je ne pourrai pas rentrer pour Noël, tu sais, c’est compliqué de rentrer pour Noël. Continue reading →